Interview de Christian Ballet : “Aider, ne serait-ce qu’une personne, c’est toujours bouleversant”

Christian-Ballet.CHRISTIAN BALLET. Cette année, il passera la main, à la tête de l’antenne réunionnaise de la Fondation Abbé Pierre après plus de trente ans passés à aider les jeunes en difficultés, les mal-logés et les sans-abris. Avec lui, évidemment, toute une équipe. Et en lui, toujours ancré, l’esprit de l’Abbé Pierre.

Avec le magnifique clip “Aide a li” et le concert de dimanche dernier au Barachois, la Fondation Abbé Pierre vient de gagner brusquement en visibilité. Vous attendiez-vous à de telles retombées ?

C’est d’abord le résultat d’une rencontre avec un artiste, Willy Fontaine, qui a écrit un poème dédidé aux personnes de la rue, il y a plusieurs années. Il voulait le faire chanter par des artistes locaux et nous avons fait connaissance. Une relation de confiance s’est installée et nous avons soutenu ce projet, financièrement, car Willy ne disposait pas des moyens suffisants pour enregistrer dans des conditions professionnelles. Nous l’avons aidé parce que, d’abord, il a lui-même été touché par la situation des SDF. Un jour, il a rencontré un SDF à un distributeur de billets, lui a payé un repas, a partagé avec lui, ce qui a donné lieu à ce texte. Ensuite, l’une de nos vocations est de d’aider les actions de “promotion des habitants », ce qui est le cas ici puisque des SDF ont été impliqués directement dans le projet. Enfin, c’était pour nous l’occasion de communiquer vers l’opinion publique, la société civile, pour donner une autre image des gens qui sont dans la rue. Alors pour vous répondre, moi-même, j’avais du mal à imaginer que nous aurions autant de retombées en terme de notoriété.

L’une des sensations que procure ce clip est que nous sommes tous extrêmement gênés, mal à l’aise avec les SDF…

Oui, il y a ce réflexe de détourner la tête, ou de changer de trottoir, pour ne pas être confrontés à des gens qui, parfois, font peur, parce qu’ils sont en guenilles, dans certains cas. Ou simplement parce qu’ils sont différents. Notre regard est un peu le signe du refus de la différence. Tout cela relève d’une méconnaissance des gens dans la rue. Le clip a voulu ouvrir un autre regard sur ces personnes et l’aventure de la réalisation, en amont, a été extraordinaire. […]

Retrouvez l’interview complète sur www.clicanoo.re






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